samedi 20 janvier 2018

Trafics


Voici un titre qui m'a bien plu ! Outre le fait qu'il se passe du côté de chez moi et que je pouvais donc bien visualiser les lieux et imaginer la chaleur caniculaire, ce titre avait une atmosphère vraiment particulière de réalisme. Heureusement, je ne vis pas dans les quartiers sensibles de la ville rose, mais c'est tout à fait comme ça que je me figure les choses.

Le début du texte commence en mettant en scène Sergine, une vétérinaire travaillant aux Izards, un des quartiers où le taux de criminalité parmi les jeunes dealers augmente peu à peu. Cette véto, très humaine, se prend d'affection pour Samia, qui lui a « ramené » un chien à soigner, dans le plus grand secret, de peur que son frère, un dealer, ne le découvre. Ce que Samia risque ? Retourner au pays pour y être mariée de force. Ce que Sergine découvre ? Le chien est une mule...

Le texte met en place toutes les bases des trafics de drogue pouvant avoir lieu dans n'importe quelle ville, sur fond d'un islamisme radical qui complique le travail des enquêteurs et de Sergine, prête à tout pour donner un coup de main... même si cela ne fait qu'empirer les choses.

J'ai apprécié d'avoir un personnage principal « incapable ». Pas dans le sens où elle ne sait rien faire, mais dans le sens réaliste où elle ne peut rien faire pour changer les choses. Même si elle essaie de forcer les situations, elle est confrontée à elle-même : à sa peur face aux jeunes qui l'agressent, à son incapacité à pouvoir trouver des informations pour aider Samia, à l'impossibilité de résister à son humanité. Elle est une héroïne convaincante, et son combat est touchant.

En bref, c'est un titre que j'ai bien aimé : réaliste dans les faits, qui n'en fait pas trop vis-à-vis de la religion et qui l'aborde de manière factuelle, avec des personnages touchants et humains – enfin, sauf les dealers – et surtout avec une intrigue crédible. Un titre à découvrir !


jeudi 18 janvier 2018

Irrévocable


Je déteste écrire des avis négatifs, tout comme je déteste abandonner un livre. J'ai l'impression de ne pas avoir rempli ma part du contrat en n'allant pas jusqu'au bout. Mais, parfois, on ne peut tout simplement pas. J'ai abandonné ce livre à peu près à la moitié. J'étais tellement peu dans l'histoire que je ne comprenais plus rien du tout, alors il fallait que j'arrête.

À la lecture du résumé, je me suis dit que l'histoire était originale et avait beaucoup de potentiel. Le contexte pouvait permettre une grosse introspection de la part d'Aaron, policière aveugle, et j'imaginais qu'on ressentirait sa condition tout au long du roman. Que l'on vivrait l'histoire, non pas avec ses yeux, mais avec ses sensations. Bref, je me suis mis en tête tout un tas de choses que je jugeais intéressantes. Mais je n'ai rien eu de tout ça.

Ce que j'ai eu, c'est du fouillis. J'ai trouvé ce titre très inégal : si certains passages pouvaient retenir mon attention – pas de là à me captiver... mais pas loin ! –, d'autres étaient d'un ennui inimaginable... Ajoutez à cela le fait que l'on ne suit pas la chronologie des événements, mais que l'auteur entremêle présent et passé sans préciser ces changements de temporalité, alors là je commence à être agacée. Mais en plus, le style des scènes n'est absolument pas fluide et donne un rythme très saccadé. Du coup, ça m'a juste achevée.

J'essayais au début de repérer les scènes sympas pour m'y accrocher, mais force est de constater qu'à la moitié du roman je me suis rendue compte que je ne me souvenais plus de tel événement, ou que je ne comprenais pas cette scène alors qu'elle était la suite directe d'une autre ayant eu lieu quelques pages avant...

J'ai été déçue, et j'avoue n'avoir pas réussi à m'accrocher. Tant pis, on ne peut pas tout aimer... Évidemment, c'est un avis tout à fait personnel, et je suis sûre que certains aimeront. Simplement, pour moi, c'est raté...


mardi 16 janvier 2018

Seconde chance


Merci à Enel Tismaé.

J’avais découvert cette auteur dans un registre plutôt fantastique, grâce à sa saga Les temps d’une vie, et c’est donc avec beaucoup de curiosité que je me suis lancée dans ce titre purement romantique et contemporain. Mais il n’y a pas à dire, Enel Tismaé sait tenir son lectorat. Dès les premières pages, je me suis retrouvée dans l’histoire, à détester Cameron pour sa bêtise, et apprenant petit à petit à le comprendre et à l’encourager.

Très rapidement, l’inévitable se produit. On ressent très clairement ce moment, cet accident qui donne l’impression de se retrouver dans un gouffre avec un sentiment de fatalité. Comment l’auteur va-t-elle traiter ce sujet épineux ? Comment Cameron pourra-t-il se reconstruire et ouvrir les yeux sur sa vie, mais aussi comment va-t-il pouvoir se faire pardonner cette action, et se pardonner lui-même ? La thématique est, vous l’aurez compris, très vaste. Sous couvert d’un fait divers que l’on pourrait hélas qualifier de banal, nous est ici contée l’histoire d’un homme apprenant à respecter la vie des autres et sa propre vie.

La romance, que je redoutais un peu, n’entre au final qu’au second plan, car si cela fait partie de la reconstruction et aide à obtenir ce pardon tant espéré, elle n’en est pas vraiment le point central, et heureusement… Car Catherine m’a semblé un peu trop présente et hargneuse. J’aimerais, un jour, Enel, que tu arrives à nous créer un personnage féminin doux et gentil. Pas forcément naïf et incapable de se défendre, mais si tu arrives à me créer une femme qui ne soit pas sur la défensive ou qui ne prenne pas la mouche à chaque fois qu’on lui dit quelque chose, je te devrais une fière chandelle. Tout ça pour dire que j’ai trop vu Kayla dans Catherine. Même comportement, même personnalité. Dommage…

Par contre, ce que j’ai apprécié, c’est cette histoire de double identité qui est mise en place autour de Cameron. Très bien trouvé pour tenter de différencier le play boy de Cameron 2.0. On les reconnaît plutôt bien et l’on entrevoit l’évolution du personnage via ce dédoublement. C’était une chouette idée, qui a bien été traitée du début à la fin de l’histoire.

En bref, encore une très sympathique histoire d’Enel Tismaé qui semble manier aussi bien le fantastique que le contemporain. J’attends donc désormais de te voir relever un nouveau défi : les thrillers. Si, si. Tu vas essayer !


dimanche 14 janvier 2018

Le Manoir : L'exil


Et voilà, je reviens tous vous embêter avec ma saga chouchou du moment ! Ou plutôt, avec la suite de ma saga chouchou du moment. Le Manoir : l'exil, la suite du Manoir est apparemment en cours d'écriture, car il n'y a que deux tomes pour l'instant… et j'en ai lu un !

Ce tome reprend peu de temps après les événements du tome 6, et le moins qu'on puisse dire est qu'il y a du changement. Nos personnages sont séparés : les adultes sont restés au Manoir avec Raoul, tandis que la bande des enfants, toujours chaperonnée par les adolescents, a décidé de migrer et de se trouver une nouvelle place à hanter.

C'est dans un étage fantôme d'un collège qu'ils trouvent refuge et rencontrent trois nouveaux personnages à aider. Plusieurs intrigues sont alors mises en place, et j'ai adoré chacune d'entre elles. Mais c'est surtout sur Charmaine que l'on se focalise : la petite princesse, comme ils l'appellent tous par ironie, semble avoir bien des soucis pour réaliser sa nouvelle condition. Ils ont du pain sur la planche.

Ce tome n'est pas différent des précédents : on s'amuse, et on prend du plaisir à lire les aventures de nos personnages. J'avais un peu peur que Liam ne puisse plus utiliser la Carte d'éternité, mais si ! Ils ont trouvé une parade ! Cet aspect était pour moi trop important dans cette saga pour le supprimer complètement. Il était vital qu'il y ait toujours des voyages dans le temps !

En bref, ce fut une suite à la hauteur de ce que j'en attendais, et, comme toujours, je suis pressée de découvrir la suite. Je vais essayer de faire un peu durer le plaisir tout de même, car je ne sais pas quand sort le tome 3… Alors, l'attente sera longue après le 2...


vendredi 12 janvier 2018

Go to Hell


Merci à Oxanna Hope.

Ce titre est exceptionnel ! Pourtant, je vais vous dire, au vu de la thématique générale de ce titre, j’en attendais énormément, car j’aime tellement ce type d’ambiance qu’il ne faut pas me la gâcher. Et j’ai eu globalement ce que je voulais, encore une fois !

Concernant l’atmosphère, on est pile dans ce que j'aime. Dès le début, je me suis sentie bien dans ce roman : un peu d’ésotérique, beaucoup de mystères, et j’étais prise dans l’histoire très vite. J'ai d'abord découvert Cassie, et j’espérais accrocher à son personnage. Elle est mystérieuse, on ne comprend pas tout de suite qui elle est, ce qu’elle est, et on s’interroge. Gentille, méchante ? Plutôt gentille, mais avec un passé et une histoire pas vraiment très clairs. Cela promettait des moments intéressants.

Puis vient l’arrivée des deux frères, Damian et Seven, dont l’histoire est complexe. Ici, l’auteur a imaginé une intrigue vraiment particulière, et cela me plaît, car tout est à découvrir au fil des pages. Leur passé, leurs problèmes, leur famille. J’ai été intriguée, même si une seule chose m’a dérangée : je ne trouve pas que cette famille soit très unie, les personnages ne me semblent pas assez proches, mais cela est un détail, car la fin laisse présager un petit rapprochement, alors j’attends de voir.

Concernant le fil conducteur de l’histoire maintenant, je l’ai trouvé un peu simple, mais tout à fait crédible en ce qui concerne Cassie. Elle est dans de sales draps, et on sent rapidement qu’elle va avoir des soucis pour s’en tirer. Son personnage est fort, mais je l’ai trouvée parfois très butée ! Elle a eu un peu de mal à comprendre qu’elle pouvait demander de l’aide, et cela est sûrement dû à son éducation. Dur de faire confiance, lorsqu’on a vécu comme elle a vécu.

La seconde intrigue est un peu plus inquiétante et beaucoup plus prenante. Eh oui ! L’auteur s’est débrouillée pour qu’on ne s’ennuie pas, alors Damian est lui aussi en mauvaise posture. Aussi buté que Cassie, il ne parle à personne et finit même par se retrouver dans une situation plus que critique. D’ailleurs, cette fin est particulièrement sadique… vivement la suite !

En somme, c’est un très bon premier tome d’introduction, où l’on découvre les personnages et qui nous permet de nous attacher à eux. Les deux intrigues principales sont lancées et l’on attend désormais de savoir comment tout cela va s’enchaîner, tant au niveau de la résolution des problèmes qu’au niveau de l’évolution des personnages. J’ai été très agréablement surprise par ce tome et l’ai tellement aimé que je l’ai dévoré en une après-midi. Complètement addict, je me suis même procuré le tome suivant à peine la dernière ligne lue. Je n’ai lu qu’un tome, et pourtant je suis déjà persuadée que cette saga est un bijou !


mercredi 10 janvier 2018

Les cœurs qui s'aiment n'écoutent pas le Ciel


Merci à Valérie Bel.

C’est le second livre que je lis de cette auteur, et je savais que j’allais me régaler. Avec Nous danserons encore sous la pluie, j’avais vécu un moment extrêmement beau, avec une histoire empreinte d’énormément d’émotions et de sensibilité. Ce livre-là serait dans la même trempe, il ne pouvait en être autrement.

Et j’ai eu raison. Je n’avais pas lu le résumé de ce titre, et j’ai donc été surprise par le caractère fantastique de l’histoire. Oui, le titre et la couverture sont à prendre au premier degré ! Et vous savez combien j’aime les histoires d’anges, car je l’ai souvent mentionné sur ce blog. Alors, je ne pouvais qu’être ravie de cette surprise.

L’histoire commence lors de l’adolescence de Marie, alors que celle-ci ne semble pas être si bien dans sa peau que ça, surtout lorsqu’elle commence à en pincer pour Angel. Petit à petit et au travers d’événements inexplicables, ces deux-là se rapprochent, alors qu’ils n’en ont pas le droit. Cela serait dangereux pour Marie, mais aussi pour tous les gens qui leur sont proches.

Le ton est donné, et c’est bien dans une histoire d’amour impossible que l’on se retrouve. J’aime les histoires à la Roméo et Juliette, quand elles sont bien traitées, comme ici. Certes, il y avait des petits moments où je trouvais le côté buté de Marie un peu too much, mais, finalement, cela passait bien car cela en faisait son charme. Angel, lui, m’a paru un peu trop froid sur le début, distant sur la fin, mais toujours droit dans ses idées du début à la fin. Mais leur histoire évolue de manière cohérente, et Marie donne tout pour qu’ils puissent vivre leur amour au grand-jour.

Les émotions sont également au rendez-vous. On suit Marie et Angel sur plusieurs années, il y a donc de quoi mettre en place des intrigues autour des événements naturels de la vie, et les épreuves qui surviennent sont aussi horribles qu’elles sont logiques dans le déroulement de cette histoire en particulier. Comprenez bien, je ne m’attendais pas à avoir ce déroulé, j’ai été surprise. Mais quand quelque chose arrivait, je trouvais ça logique.

En somme, c’est encore un magnifique texte de Valérie Bel que j’ai eu la chance de découvrir. De cette auteur, je n’avais repéré que ces deux titres-là, mais il est certain que si je repère encore un de ses romans, je l’attraperai sans hésiter. Il y a des plumes qui sont belles et qui font du bien, alors autant les lire car on sait qu’on passera forcément un beau moment.


lundi 8 janvier 2018

Miss Peregrine et les enfants particuliers


Une petite note sur ce livre absolument merveilleux que j’ai emprunté à la bibliothèque. Encore une fois, je me serais mis des claques pour avoir autant hésité à l’emporter. Cela faisait des mois que je le voyais, et à chaque fois je me suis dit qu’il ne me plairait pas. Trop historique, trop décalé, trop pas pour moi.

Dès qu’on me parle de contexte historique, je tique. J’ai du mal avec ce genre de chose, j’aime le présent, et je n’ai pas envie de m’embêter à lire des usages d’un autre temps avec un mode de pensée qui ne correspond pas tout à fait au mien. Et pourtant, à chaque fois que j’ai passé le cap et lu un livre avec un contexte historique, j’ai adoré. Allez comprendre…

Ce texte ne fait pas exception, je me suis tout simplement régalée. Si le début se passe à notre époque, on découvre assez rapidement la période de la Seconde Guerre mondiale grâce aux particuliers, et la transition s’est faite en douceur. De ce côté-là, je n’ai rien à dire : tout était bien mené.

Mais ce qui m’a surtout plu, c’est toute l’intrigue autour des particuliers, tout ce mystère incroyable qui a été mis en place dès les premiers chapitres. L’auteur a vraiment une plume très entraînante et de la suite dans les idées. En plus, l’utilisation de photographies pour étayer son propos permet de donner une sorte de crédibilité à son texte, et on a l’impression d’y être pour de vrai, que tout est vrai.

Je n’ai pas attendu d’avoir terminé ce tome pour emprunter la suite à la bibliothèque : le tome 2 est sur ma table de chevet. Bientôt, très bientôt, il va y passer lui aussi !


Très peu de temps après avoir découvert le premier tome de Miss Peregrine et les enfants particuliers, il m’a fallu me lancer dans la suite. Tellement peu de temps que je l’ai empruntée avant même d’avoir terminé le premier tome. J’avais tant aimé que je ne pouvais pas attendre trop longtemps, il fallait que je reste dans cette bulle agréable et merveilleuse que nous crée cette histoire.

Ce second roman est un pavé de cinq cents pages que j’ai lu en moins de vingt-quatre heures. C’est simple, je ne pouvais pas le lâcher, et j’arrivais même à le lire en cuisinant ou en mangeant. La plume de l’auteur est saisissante et addictive. Du moment qu’on a commencé à lire ce texte, on ne peut simplement pas s’arrêter de le parcourir, car chaque instant appelle un nouvel événement. Il n’y a en fait aucun temps mort, car le suspense et la tension sont omniprésents.

Sans surprise, l’histoire a repris exactement où cela s’était arrêté au tome 1. Les particuliers ont fui et découvrent de nouvelles boucles, de nouveaux personnages étranges et tentent par tous les moyens d’aider Miss Peregrine, bloquée dans sa forme d’oiseau. Et dans le même temps, Jacob apprend à comprendre son pouvoir, à l’appréhender et même à le maîtriser. Il devient peu à peu un particulier vraiment très particulier, que l’on prend plaisir à suivre dans ses aventures. Mais il n’est pas le héros de l’histoire ici, il est l’un des membres d’un groupe de héros, dont chacun a sa place et son rôle.

Si le début ne m’a que peu surprise, car il n’y avait pas finalement de révélations aussi fracassantes que dans le premier tome, la fin m’a par contre littéralement scotchée. L’auteur a martelé des révélations qui ressemblaient plus à des coups de massue qu’à autre chose. Après ça, il devient forcément urgent de lire la suite… en espérant qu’elle soit disponible à la médiathèque, là, tout de suite, maintenant…


samedi 6 janvier 2018

Les rencontres extraordinaires d'Apostrophe


Merci à Nats Editions.

J'ai beaucoup aimé ce petite jeunesse ! Apostrophe est une mignonne petite souris qui décide d'aller explorer le monde, dont on lui a dit qu'il était dangereux. Au fur et à mesure de son périple, elle rencontre des animaux étranges qui la guident pour continuer son chemin tranquillement.

L'histoire est mignonne, et j'ai apprécié l'inventivité de l'auteur : tous ces êtres extraordinaires ont des petites particularités amusantes et bien trouvées (et je ne mentionne même pas leur prénom !).

Les illustrations sont quant à elles très belles : sur des photographies sont incrustées des représentations de ces créatures imaginaires. J'ai vraiment trouvé le rendu de qualité et ai bien aimé les couleurs vives qui retiennent l'œil.


jeudi 4 janvier 2018

Au nom de l'Harmonie


Merci à Nathalie Chapouille.

Voilà un titre qui fait du bien ! En ce moment, niveau lecture, j’ai des hauts et des bas. Des lectures que j’aime bien, voire beaucoup, mais pas vraiment de coups de cœur. Je commençais donc à désespérer un peu de trouver un livre tip top ces jours-ci. Puis j’ai lu Zéphyr. Et là, j’ai regretté de ne pas l’avoir lu bien plus tôt, car je me suis régalée.

L’auteur écrit superbement bien. J’ai été emballée par l’histoire très rapidement, quand Melinda a commencé à devenir invisible. Je me suis dit que c’était juste « pas commun ». Que la fille, là, elle devienne invisible et qu’elle doive se balader nue pour ne pas que les gens voient des vêtements se promener dans les airs sans être soutenus par un corps ! Et que son meilleur ami, Nate, il trouve ça tellement drôle qu’il en plaisante avec elle. Et le mystère est instauré rapidement. Car lui, il sait ce qu'il se passe, c'est clair !

Et des choses surviennent. Certaines sont inattendues, et d’autres un peu moins. L’arrivée d’Alex pour créer un triangle amoureux est somme toute assez banale, mais j’ai beaucoup aimé ce personnage calliente, qui met énormément de peps et de piquant à l’histoire. J’en viens même à préférer Alex à Nate, car il est tellement plus direct, et tellement moins geignard. Nathalie, si tu m’entends, choisis le bon gars, hein !

Enfin… ça, c’est si cette fin absolument abominable peut-être supprimée et remplacée, car j’ai très peur pour la suite. On n’a pas idée d’être aussi sadique et de faire autant de mal aux lecteurs, surtout quand lesdits lecteurs sont complètement emportés dans l’histoire et l’univers tellement original de l’auteur. En effet, vous n’aurez pas le droit ici à une énième histoire de vampires ou de sorciers. L’intrigue va plus loin et nous offre quelque chose de nouveau : des gardiens, le maintien de l’Harmonie, une espèce « supérieure ».

Bref, autant vous dire que vous ne pouvez pas vous ennuyer dans cette histoire. Ce livre se dévore, et vous en voudrez toujours plus, jusqu’à la dernière ligne. D’ailleurs, à la dernière ligne, je n’étais toujours pas rassasiée. Est-il possible d’avoir la suite ?


Merci à Nathalie Chapouille.

Cette suite est ô combien... énorme ! J'ai fini ce titre samedi soir, sur les coups de minuit. Je ne pouvais pas m'arrêter de le lire tant j'avais un mauvais pressentiment sur la fin de ce tome. Je l'ai senti venir, j'ai détesté l'auteur d'avance, et je l'ai même prévenue ! Je ne me suis pas trompée, cette fin est horrible, insupportable, insurmontable, je veux la suite, et je n'ai rien d'autre à dire !

Bon, OK, je vais vous en dire plus : le premier tome était une excellente découverte dans la mesure où je le trouvais particulièrement original. Méli, notre héroïne, peut devenir invisible et a ce que l'on appelle le pouvoir supérieur. Et ce pouvoir lui permet de faire des choses absolument incroyables. Je ne m'attendais pas du tout à ce que l'auteur l'utilise de cette façon et nous offre une telle suite. Une bonne partie de ce que nous avons vu jusqu'à présent est remis en cause, et les cartes semblent redistribuées. De quoi vous perdre un peu, mais c'est tellement bon !

Le style est plus mature dans ce tome. Je ne dis pas que je n'ai pas aimé celui du tome 1, au contraire. Je trouve juste que l'auteur s'affirme dans cette saga, au même titre que ses personnages, qui deviennent plus consistants, qui apprennent à être eux-mêmes, et qui se découvrent aussi un peu. Une nouvelle fois, la fluidité et la magie de la plume de l'auteur ont opéré. J'ai été portée dans l'histoire et j'en ai apprécié chaque moment, qui m'a vraiment permis de m'évader de mon quotidien.

Aujourd'hui, je ne sais absolument pas ce que le prochain tome va me réserver. La dernière fois, je m'étais fait des idées, cette fois il n'en est pas question, car je sais que l'auteur va foncer dans une autre direction, alors autant patienter. Enfin... est-il vraiment possible de patienter face à ça ?


Merci à Nathalie Chapouille.

Cette saga est juste géniale et vraiment intéressante, et j’attendais donc beaucoup de cette suite (et fin). Le tome 1 était très original et m’a tout de suite accrochée ; le tome 2 m’a complètement scotchée par la maturité à la fois du style et du récit. Hélas, mon intérêt s’est un peu émoussé à la lecture du tome 3… Ce n’est pas que je n’ai pas aimé, mais peut-être qu’après deux tomes incroyables j’en attendais un peu trop.

L’histoire a suivi son cours par rapport au tome précédent. J’avais été prise en haleine, et je me demandais jusqu’où allait aller l’auteur. Après avoir lu ce tome 3, je trouve qu’elle n’est pas allée très loin : l’intrigue en elle-même est assez légère, et j’ai eu l’impression que ce tome était juste un gros épilogue. La « bagarre finale » et toutes les péripéties ont lieu sur la première grosse moitié du roman, ce qui m’a laissé un petit goût de trop peu, car la suite semblait sans arrêt promettre des retournements de situation qui ne sont jamais arrivés.

Sur la seconde partie du roman, je me suis un peu ennuyée. Les scènes entre deux des personnages – je ne peux pas dire lesquels pour ne pas spoiler, mais vous comprendrez très vite en le lisant – ont été tellement répétitives que j’avais juste envie que l’histoire soit complètement chamboulée pour passer à autre chose. J’ai eu l’impression qu’il n’y avait que ça, à un moment. Et ajouté à cela, j’ai trouvé que les personnalités des personnages avaient régressé… Et d’ailleurs, tout allait tellement vite au niveau des événements post-bagarre que je n’arrivais pas à croire que c’était vrai : pour moi, il avait retourné sa veste, il devait se passer quelque chose parce que c’était trop beau et que l’auteur ne pouvait pas juste nous offrir ça. Et, non, même pas.

Je me rends compte que ma chronique semble très négative. Nathalie, j’en suis désolée. J’aime ta saga, j’aime ton histoire, j’aime ton style, mais là je n’ai pas compris pourquoi ce tome a été structuré ainsi. J’aurais aimé plus de difficultés et moins de gnan-gnan, car je sais que tu peux nous faire des rebondissements de folie. D’ailleurs, il y a aussi du positif dans l’histoire : l’intrigue avec la Melinda cinglée qui était juste délirante, la relation entre Melinda, Alex et Théo qui m’a beaucoup fait rire, l’intrigue secondaire avec Patricia, et ce petit côté « noir » de Nate qui aurait pu être un peu plus exploité et que j'attendais au tournant...

Et puis, oui, ce tome finit la saga, donc ça permet un peu de boucler la boucle et de se dire que l’histoire, dans son ensemble, était vraiment sympa et originale, et aussi que j’aimerais en lire plus souvent, des comme ça. Alors, du coup, qu’est-ce que tu vas nous faire ensuite ?


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