jeudi 24 mai 2018

Chroniques d'un Saint Exorciste


Merci à Dana B. Chalys.

À la lecture du résumé, je n'ai pas hésité une seule seconde : je devais le lire. Fan d'ésotérique, je peux difficilement laisser passer des titres comme ceux-là sans m'y arrêter, car je sais que je vais adorer. Des mystères, des démons, des anges… peu importe la thématique traitée par l'auteur, j'y trouverai mon compte. Et puis en plus, ça se passe à Toulouse, quoi !

Cette fois n'a pas fait exception. J'ai beaucoup apprécié l'histoire mise en place. Elle était très bien amenée, pleine de mystères dès le début, et j'avais tout simplement envie d'en savoir toujours plus, si bien que ma lecture a été très rapide. Peut-être trop, car j'aurais aimé en profiter plus, mais c'est une autre affaire.

Les titres de chapitre concernant Donna m'ont beaucoup amusée, car ils me mettaient en condition quant à son état d'esprit. Au moins, le ton était donné, et de son côté, c'était plutôt léger et drôle au début. Cela permettait de créer un contraste avec la noirceur des chapitres concernant Nathan, plus graves, car les événements sont aussi plus délicats.

Et vers la moitié, tout change. Tout s'accélère avec la rencontre des personnages clefs, et avec la révélation, des péripéties plus intenses pointent le bout de leur nez. Mais là, ma lecture s'est accéléré, et en un rien de temps, c'était hélas terminé. Trop court, vraiment trop court. Heureusement, c'est un tome 1. Donc il y a une suite !

J'ai trouvé ce tome bien équilibré. On avait juste ce qu'il fallait de noirceur, d'humour, de mystères, de peur, d'amitié pour me combler et me garder captivée du début à la fin du roman. Un ou deux petits indices ont d'ailleurs été casés vers la fin afin de nous donner envie de continuer la saga : et donc… à quand la suite ?


Merci à Dana B. Chalys.

J'attendais avec énormément d'impatience cette suite des Chroniques d'un Saint Exorciste : le tome 1 était tout à fait à mon goût, plein d'ésotérisme, d'humour et de rebondissement. Je ne pouvais pas laisser les personnages vaquer à leurs occupations en ignorant ce qu'ils allaient faire !

Ce second tome est aussi bon que le premier. Il rentre toutefois un peu plus vite dans le vif du sujet, vu qu'il s'agit d'une suite et que l'on connaît déjà le contexte de l'histoire et les personnages. Même s'il s'agit d'une autre intrigue, liée tout de même à la précédente, on n'a pas besoin de rappels. D'ailleurs, cette intrigue était vraiment intéressante, je me demandais vraiment comment Nathan allait pouvoir gérer tout ça.

Cette fois, l'histoire était plutôt centrée sur Nathan et Michaël, ce qui a donné lieu à quelques scènes sympas (je n'en dirai pas plus !), et j'ai beaucoup aimé ces passages, tout en émotion car l'un et l'autre étaient tellement gênés d'être ensemble ! Pourtant, à la lecture, je les trouvais bien assortis, limite mignons tant ils étaient embarrassés !

On retrouvait aussi les autres personnages qui me plaisaient bien : Donna, Dylan, Tit... mais hélas pas assez ! Pourtant, les quelques rares passages avec Nathan et Donna étaient tellement beaux. Cette fille dégage quelque chose de tellement positif que j'aurais aimé la voir plus souvent. Et la fin ne me laisse pas présager de plus gros moments avec elle...

En bref, ce fut encore un bon moment en compagnie de Nathan et la petite bande, portés par la plume très  fluide et agréable de Dana B. Chalys. Vivement la suite !


Merci à Dana B. Chalys.

Ce dernier tome, je l'attendais avec une très grande impatience. Cette saga est juste géniale, et je me suis régalée du début à la fin. Ce fut, pour moi, la découverte d'une auteur qui a plume très belle et une imagination débordante. Elle maîtrise l'ésotérisme et le présente d'une façon qui me plaît.

Ce tome va dans la continuité des précédents, et l'on ne peut que ressortir satisfait de notre lecture. Pourtant, j'avais une appréhension, car à la fin du tome 2, j'avais cette fâcheuse impression que, peut-être, nous ne reverrions pas tous les personnages. Au final, j'ai eu tort, et c'est vraiment tant mieux.

Retrouver Nathan a fait du bien, même s'il est très maltraité dans ce dernier volume. Tellement que je trouvais ça abusé : l'auteur est une grande sadique ! Vraiment ! Mais, oui, ça fait du bien. Les autres personnages ne sont pas en reste et vont prendre part à cette nouvelle aventure, pour l'aider et lui montrer qu'il n'est pas seul.

Les relations entre les personnages se renforcent, et certaines personnalités s'affirment un peu plus, ce qui nous permet de conclure correctement cette histoire de leur point de vue. Quant à l'histoire, sa fin ouverte permet de laisser entrevoir de nouvelles aventures hors écran, et j'aime bien l'idée d'imaginer que tout continue. En bref, une saga géniale, mais qui va quand même sacrément me manquer maintenant !


T1 » Kindle 2.99 € – Broché 13 €
T2 » Kindle 2.99 € – Broché 13 €
T3 » À paraître

mardi 22 mai 2018

Les Oubliés d'Ushtâr


Merci à Nats Éditions.

Je pense que ma chronique va être difficile à écrire : Les Oubliés d’Ushtâr est de ces livres qu’il est bon de lire et d’apprécier, mais dont il est difficile de parler, tant chacun aura sa propre interprétation de l’histoire. Lorsque j’ai terminé ma lecture, je me suis dit que c’était bien. Juste ça. En y réfléchissant ensuite, je me rends compte que ce roman présente des aspects tellement inédits qu’on ne peut pas y être indifférent.

L’univers des Oubliés d’Ushtâr prend place dans une galaxie très, très lointaine… OK, j’arrête, je m’emballe ! Mais c’est vrai en soi, car on est dans un autre monde, sur d’autres planètes, dont chacune a ses propres règles de vie et son histoire. Albâr est une planète de machos considérant que la femme n’est rien d’autre qu’un esclave et qu’il ne faut même pas que les hommes les touchent ; Ushtâr a une religion particulière avec les porteurs de Gemmes, dont l’un d’eux porte la Mémoire de tous les anciens porteurs.

Dans ce cadre très particulier qu’il faut appréhender petit à petit, au fur et à mesure de la lecture, on découvre de nombreux personnages, comme l’Infante Gul-Yan, la Matria, le rangka Joon One, l’Oublié Ilânn… J’avoue qu’au début je mélangeais un peu les noms, car il y a beaucoup de personnages, mais très vite j’ai pu les situer dans leur rôle respectif, et les événements, qui s’enchaînent naturellement, permettent de comprendre leurs actions et leurs objectifs.

Le style très fluide nous donne aussi envie de continuer à découvrir les secrets de ce monde et de comprendre tous les rouages politiques qui le font tourner. D’ailleurs, il est quand même étonnant de voir la direction prise par l’auteur dans ce texte, qui est un compromis que notre moralité pourrait ne pas accepter.

Ce texte est donc vraiment surprenant et agréable à lire. Quiconque aime la science-fiction et découvrir des univers complètement différents du nôtre appréciera ce roman.


dimanche 20 mai 2018

L'Ombre


Merci à Murphy Myers.

Je ne sais pas pourquoi, mais cette couverture m'a tout de suite attirée, et le résumé m'a complètement emballée. Peut-être un besoin de thriller virant sur l'horreur, en ce moment. Il faudrait que je regarde ce que je peux trouver dans ma bibliothèque. En tout cas, ce texte a rempli son office.

L'univers créé par l'auteur est vraiment super sympa. Aurore est une Somneuse et a la capacité de donner vie à ses rêves et ses cauchemars. Forcément, cela donne lieu à la création d'une Ombre vraiment pas commode qui tente de lui faire du mal. J'adore l'idée de base, et je la trouve très originale.

Mais j'avoue que j'aurais aimé que cela soit beaucoup plus approfondi. Non pas parce que ça ne l'est pas assez, mais bien parce que j'aurais voulu en avoir plus ! Beaucoup plus ! Cette novella est super, mais maintenant, allez, il faut partir sur un roman qui nous fasse bien frissonner et qui nous comble d'horreur !

Je suis sûre qu'il y a matière à créer tout un univers autour de l'idée de base : l'auteur a l'imagination pour, et son style très fluide permet de vraiment s'imaginer les scènes. Ce texte ne se lit pas, il se dévore, alors je vous conseille vraiment de tenter le coup !


vendredi 18 mai 2018

Échec et love


Merci à Andy Pierce.

J'ai accepté cette lecture sur un coup de tête, car la couverture m'avait attiré l'œil, car le résumé était sympa et ne semblait pas tomber dans la mièvrerie d'une histoire d'amour que le titre aurait pu laisser présager. En clair, j'ai eu du flair ! Car ce petit texte était vraiment sympa.

Commençons par le petit défaut du texte : tout va très vite, parfois trop. Les personnages ne sont pas creusés, et l'auteur reste en surface quant à leur personnalité. Il aurait été intéressant d'aller plus loin pour comprendre telle ou telle réaction, notamment au niveau du personnage principal, que finalement nous ne connaissons toujours pas à la fin du récit.

Les événements quant à eux s'enchaînent rapidement, mais toujours en adéquation avec ce que l'on sait des personnages et ce que l'auteur veut nous raconter. Et du coup, ça passe bien. Le récit se lit vite, on veut savoir comment ça évolue pour Maxime, et on l'encourage à arriver au bout de ses compétitions, mais aussi de sa love story.

Le style est à l'image du récit : rapide. Pas de rond de jambes, l'auteur va droit au but et nous raconte son histoire de manière brute, mais aussi très fluide. J'ai tourné les pages rapidement, et j'étais vraiment dans le texte, à vivre les événements et à les visualiser.

En somme, c'est une histoire peut-être un peu rapide et qui mériterait des approfondissements, mais qui nous permet malgré tout de passer un bon moment. Si vous souhaitez un peu de légèreté et de bons sentiments, cette histoire pourra vous plaire !


mercredi 16 mai 2018

Alex Dueso


Quelle lecture, quel thème, quelle ambiance ! Alors, avant tout, sachez que je crie au coup de cœur intégral ! Ce livre m’a bluffée, et pourtant j’avais été en quelque sorte prévenue que j’allais m’attaquer à une bombe, mais je pensais qu’elle serait artisanale, et non nucléaire. Un roman incroyable qu’il faut absolument lire.

Pourquoi ? Deux raisons : la première, c’est parce qu’il est vrai. Il se passe en France, avec des flics qui doivent subir la pression d’en haut pour obtenir des résultats, la pression d’en bas car ils doivent supporter leurs enquêtes et le côté humain de celles-ci, la pression d’à côté avec des journalistes qui veulent tout savoir sur tout de leur activité, et qui en plus doivent aussi gérer leurs propres problèmes personnels. Avec tout ça, ils ont de quoi faire, les pauvres.

Ce titre m’avait été décrit comme « sans filtre ». C’est exactement ça. On observe la police dans ce qu’il y a de plus terrible. Même si cette division ne s’occupant que de crimes sexuels n’existe pas en France, on ressent quand même ce côté réaliste qui nous frappe de plein fouet et qui nous fait aimer ces flics qui donnent tout leur temps et leur santé pour tenter d’aider un peu quelques personnes, malgré toutes les barrières auxquelles ils doivent faire face.

Les personnages sont vrais, humains et on les plaint. On les comprend, on culpabilise de ne rien pouvoir faire pour les aider, et on les suit en les encourageant dans leurs tâches périlleuses. Je me suis sentie dans ce commissariat, avec eux, à investiguer pendant ces longs mois d’enquête vaine et hasardeuse.

La seconde raison qui doit vous pousser à lire ce livre, c’est qu’il est original. Il vous propose une enquête de viols pas comme les autres, où les victimes sont des hommes, et qui sont apparemment choisis au hasard. Rien que pour avoir osé nous proposer cette thématique, l’auteur mérite d’être lue ! Elle sort en effet des sentiers battus et nous offre une histoire inédite, originale, avec des personnages qui ont une personnalité, des secrets, des envies, des désespoirs.

Cette lecture, je m’en souviendrai longtemps. Elle n’est pas banale, et je comprends que toutes les chroniques que j’ai lues jusqu’à présent aient été aussi positives et enthousiastes. Je rejoins le lot et j’espère que vous déciderez de lire cette merveille aussi !


lundi 14 mai 2018

Srevinu ou l'univers ?


Merci à Nats Éditions.

Voici une nouvelle petite histoire bien sympathique parue chez mon éditeur préféré. Et c’est cette fois Nanoux qui est aux commandes du texte, fort entraînant, de Srevinu. Alors, je ne sais pas vous, mais, moi, j’adore dès qu’on parle de l’univers, donc ce texte m’a tout de suite plu, car il met en scène des enfants qui ont chacun un morceau de météorite qu’a lancé un extraterrestre dans l’infini. Tarabiscoté, certes, mais cela fait passer un bon moment !

Et aux illustrations, la talentueuse Vay, qui a encore décidé de changer de style pour nous perturber. Les illustrations sont en adéquations avec le texte et le mettent en scène comme il faut pour nous faire imaginer l’histoire. Il n’y a que le Museum d’Histoires Naturelles de Toulouse que je n’ai pas reconnu dans les dessins, mais je te pardonne ! Allez, tentez le coup !


samedi 12 mai 2018

Les aventures d'Abiola


Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

J'ai adoré ce petit texte ! Il s'agit d'un jeunesse pour les « plus grands », car il ne s'adressera pas aux tout petits : il y a en effet plus de texte que d'illustrations. Je parlerai même d'un roman illustré. Commençons d'ailleurs par les dessins : je les ai trouvés très mignons. Abiola est très craquante, et ses amis ont des bonnes bouilles, qui nous donnent envie d'admirer les dessins plus que de lire le texte (c'est vrai, quoi, à première vue, c'est moins fatigant !). Je regrette juste que la plupart soient en noir et blanc, et j'aurais aimé en voir un peu plus en couleurs, histoire de mieux me figurer les choses.

Pour le texte, je n'ai qu'une chose à dire : génial. J'aime beaucoup la plume d'Iman Eyitayo d'ordinaire, mais là, j'ai trouvé ce petit quelque chose en plus qui donne envie de découvrir un peu plus son univers : dans ce texte, elle intègre sa culture. Le Bénin est omniprésent dans l'histoire, et de petites références à des légendes locales s'y immiscent pour nous donner un texte complètement original et nous donnant une vision des croyances de ce pays. En plus, cela est amené dans un contexte jeunesse, pour rendre légitime l'imaginaire. Pour moi, c'est gagné !


Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Une nouvelle fois, Iman Eyitayo nous permet de découvrir un peu la culture de son pays au travers d’un nouveau tome d’Abiola. Une nouvelle fois, l’histoire est divertissante et entraînante (tout en nous apprenant des petites choses intéressantes) et est magnifiquement illustrée. À l’image du premier tome, quelques dessins en noir et blanc permettent de fixer les esprits quant aux différents instants critiques de l’histoire.

De ce côté, justement, on suit le schéma du premier tome. Après la plante magique, Abiola s’attaque à la déesse des mers ! Mais Mamie Watta n’est pas commode, alors la petite ferait bien de se méfier. Dans ce second tome, les dangers sont en effet plus grands, mais la vivacité d’esprit de la petite fille lui permet de se sortir d’une situation difficile, tout en créant une sorte de fil conducteur nous promettant de nouveaux tomes ! Et j’ai bien hâte !


jeudi 10 mai 2018

La cité de l'Oubli


J'ai tout de suite été attirée par le résumé de cette dystopie. Imaginez une cité où les habitants oublient absolument tout, tous les douze ans. C'est quand même dingue, non ? Du coup, je voulais savoir, d'emblée, pourquoi ils oubliaient et comment ils vivaient au quotidien avec cette problématique. Eh bien, j'ai bien aimé le résultat final.

D'abord, l'héroïne. On ne va pas se mentir, j'ai eu des petites impressions de Katniss au début du texte. Nadia est renfermée sur elle-même, ne parle que peu et semble ne pas prendre de plaisir à discuter avec les gens. En plus, elle passe le mur de la cité régulièrement, ce qui est interdit, pour aller chercher à manger. La comparaison s'arrête toutefois ici. Car très vite, son personnage évolue de manière très positive, et son épanouissement est très visible.

L'histoire m'a quant à elle bien surprise. Si, au début, on découvre le monde et l'on fait connaissance avec les personnages, on réalise très vite qu'un énorme secret (et un beau complot) se cache derrière l'Oubli. J'avoue avoir été étonnée de lire que cela se passait si... loin. Vous verrez, c'est surprenant, et cela ajoute de la cohérence et de la crédibilité à ce texte.

Le style, enfin, est très agréable à lire. L'intrigue va crescendo, et cela se sent dans le rythme, qui s'accélère petit à petit pour nous offrir un final à la hauteur de ce que l'on pressentait. En plus, à chaque fin de chapitre, un extrait du Livre de Nadia nous est communiqué, qui se mariait très bien avec les événements en cours. En bref, je me suis bien régalée avec cette lecture !


mardi 8 mai 2018

Lebenstunnel


Merci à Oxanna Hope.

C’est ma première uchronie, et je suis ravie que cette première fois ait lieu avec une auteur que j’apprécie tout particulièrement. Plutôt habituée aux dystopies, je ne connaissais pas vraiment les codes de ce genre, et j’avais besoin d’être mise en confiance pour tenter cette lecture. Et cela s’est bien passé. Tellement que j’en redemande !

J’ai lu ce titre sans en avoir lu le résumé. Je ne savais donc pas du tout de quoi ça allait parler, surtout que le titre ne m’aidait pas vraiment à le savoir. Outre le fait que je ne parle pas un mot d’allemand, le sous-titre non plus n’était pas parlant. Alors, imaginez un peu ma surprise d’apprendre que dans cette histoire, Hitler a gagné la seconde guerre mondiale. Mais quelle idée : il fallait absolument que je découvre ce à quoi on a échappé !

Dès les premières pages, j’ai été captivée par l’univers. Je me suis demandé comment cet univers futuriste pouvait être aussi proche technologiquement du nôtre, tout en ayant des codes et des valeurs aussi différents... voire malsains. Choquée et révoltée, j’avançais dans ma lecture pour comprendre ce monde, pour supporter Krista, qui va se retrouver en bien fâcheuse posture.

Car cette jeune fille, dont la personnalité est plutôt plate au début, est un des personnages centraux de l’histoire, et celle qui évoluera le plus à cause d’événements qu’elle n’aurait pas pu prévoir. Jeune Aryenne travaillant dans une maternité, elle croise sur sa route une jeune femme sur le point d’accoucher. L’entraînant à l’abri dans un tunnel, car elle n’est pas Aryenne et son bébé sera voué à mourir, elle se retrouve prisonnière d’un groupe de Juifs qui survivent sous Germania. C’est là qu’elle rencontrera Elias et que son monde basculera complètement.

Outre le contexte particulièrement proche de la non-réalité, ce titre m’a fait penser à toutes les dystopies que j’ai pu lire. Tous les codes de ce genre se retrouvent dans ce texte, et ce n’est pas pour me déplaire. Ajoutons à cela une petite romance naissante entre deux jeunes ados, le choc des cultures, et un soupçon de suspens qui nous rapproche du thriller… Oxanna Hope nous a encore concocté une histoire qui ne laisse pas indifférent et dont on souhaite réellement connaître la suite. Car cette fin… je n’avais rien vu venir. Et j’aime ça !


Merci à Oxanna Hope.

C'est ma seconde uchronie, la première ayant été le premier tome de cette saga. Du coup, je n'ai évidemment pas d'autres points de comparaison, mais peu importe. Une nouvelle fois, j'ai adoré. Toutefois, cette fois, j'ai trouvé qu'il y avait moins d'aspect « présentation du nouveau monde ». On suit la continuité du premier tome, donc c'est logique car on n'a pas à présenter à nouveau l'univers, on lui connaît toutes ses spécificités. Alors, tout va évidemment très vite.

On retrouve Krista, seule, abandonnée par Elias et les autres rebelles. Perdue car elle ne sait plus qui elle est en réalité, elle décide toutefois de faire un choix, qui est, du point de vue du lecteur, le bon : ne pas rallier le camp des Aryens, et s'enfuir. Mais pas seule, car elle retrouvera sur son chemin la petite Eden, dont elle va s'occuper très rapidement.

Très vite, elle croise à nouveau le chemin d'Elias, dans des circonstances assez dramatiques, et ils décident bien malgré eux de continuer leur route ensemble. Les relations entre les différents personnages évoluent encore dans ce tome, bien plus rapidement que dans le premier. Il n'est pas temps de s'apesantir sur des émotions, des vies sont en jeu.

Le style de ce texte est toujours aussi fluide et agréable. D'ailleurs, je pense même que cela m'a fait croire, à tort, que tout allait beaucoup trop vite. À peine commencé, je l'avais déjà terminé. Dévoré, c'est le terme que j'ai employé pour indiquer à Oxanna que j'avais fini de découvrir son bébé. Et ce n'est pas un mensonge, car je l'ai lu encore plus vite que le premier, tant il est intense et nous emmène dans des péripéties folles. J'ai tantôt pleuré, tantôt souri.

Et je me suis pris une claque à la fin. Celle-ci était à la hauteur du premier tome. Tout aussi inattendue et complètement dingue. Je n'ai rien vu venir, rien compris. Tout est remis en jeu. Je ne sais pas quoi attendre de la suite... mais je la veux, et vite !


Merci à Oxanna Hope.

Ce troisième et dernier tome de la saga, je l'attendais, et j'en attendais beaucoup. Car après deux premiers tomes aussi incroyables et qui m'avaient mis des claques, je m'attendais à au moins la même chose de ce titre. Je suis peut-être trop exigeante, mais quand on nous habitue à la perfection, on souhaite ensuite du plus-que-parfait.

Ce titre fut parfait, mais juste parfait, pas plus-que-parfait. Il y a une pointe de déception, car je n'ai pas eu la claque des premiers romans, mais, très honnêtement, je ne vois pas ce que je pourrais reprocher d'autre à ce titre.

On a tout : Krista qui se démène dans un camp – j'ai quand même eu l'impression de redécouvrir la Seconde Guerre mondiale à travers ses yeux, ou tout du moins redécouvrir ce que les cours d'histoire m'ont appris –, des retrouvailles avec quelques anciens personnages – non, je ne dirai pas de qui il s'agit, et peut-être même que vous ne les connaissez même pas ! non mais ! –, la rencontre de nouveaux – forcément, faut un méchant-gentil, hein ! –, un grand méchant qu'il faut combattre – bah, oui, sans lui, on ne pourrait pas clore cette saga ! – et la croisade de notre blonde aux yeux bleus pour se débarrasser de lui. Tout, je vous dis !

Et avec ça, une écriture tellement fluide que les pages se tournent très vite, trop vite... Car soudain, c'est déjà fini, et l'on se dit qu'il n'y aura pas de suite à cette histoire folle. Mais que, enfin, il n'y aura plus de coup de massue pour Krista, que, ça y est, maintenant, elle sait où elle est, ce qu'elle est. Elle a grandi, elle a appris, s'est épanouie. Et elle peut affronter son destin. Et ça, c'est juste parfait. Merci, Oxanna, pour cette belle trilogie.


dimanche 6 mai 2018

Et si...


J'ai tout d'abord craqué sur la couverture. En la voyant, je me suis sentie nostalgique, et j'ai eu l'impression que j'allais avoir affaire à la thématique du drame. Ceci m'a été clairement confirmé par le résumé, et je n'ai donc pas pu m'empêcher de me lancer dans cette histoire. Je voulais savoir pourquoi la vie de Jeanne allait basculer ? La maladie ? Un drame familial ?

Au risque de spoiler un tout petit peu l'histoire, c'était ma première impression qui était la bonne. Il restait à savoir de quoi. Et là, ce fut la surprise, car c'est une maladie que je connais somme toute un peu vu qu'un membre de ma famille en est atteint. Du coup, je compatissais pour Jeanne, et j'espérais qu'elle pourrait surmonter cette épreuve.

C'est d'ailleurs ce qu'elle a décidé de faire : prendre le large, loin de sa famille, pour réfléchir sur sa vie, et à l'occasion rencontrer des gens formidables qui la feront avancer. Ce que j'ai beaucoup aimé dans ce texte, c'est la sensibilité qui émane des actions et des paroles de l'héroïne. Elle subit, mais avec dignité, et l'on ne tombe pas dans le dramatique. On apprend à la découvrir tout entière et à l'apprécier.

Si la forme du texte n'est pas parfaite, le fond lui est très beau et donne envie de continuer notre lecture pour aller au bout de ce périple avec Jeanne et la soutenir jusqu'au bout. Car ce qui va lui arriver ensuite, c'est juste très beau et plein d'espoir. Foncez !


Articles tendances